Deux conférences sur les Ordres de chevalerie

13 septembre 2018  > 20 septembre 2018 Conférence

Assistez à deux conférences sur les Ordres de chevalerie à l’auditorium du Musée des Beaux-Arts d’Angers.

Jean de Calabre en chevalier du Croissant sur un vitrail du couvent des Cordeliers d’Angers, 1695. © BNF

 

Assistez à deux conférences sur les ordres de chevalerie !

Les ordres de chevalerie au Moyen Âge

Des légendaires chevaliers de la Table Ronde jusqu’aux célèbres compagnies de la Toison d’or ou encore de la Jarretière, les ordres de chevalerie médiévaux n’ont cessé d’alimenter de nombreux mythes et fantasmes. 

Pourtant, beaucoup de recherches sont encore à mener sur ce sujet très complexe. 

Aux XIVe et XVe siècles, les chevaliers se regroupent progressivement autour d’un prince ou d’un monarque et se lient à lui par un serment de fidélité, au sein de « confréries ». Alors que le système féodal se centralise, les seigneurs cherchent ainsi à affirmer leur pouvoir et à domestiquer une noblesse parfois turbulente. Ces nouvelles institutions ont un impact sur les mutations sociales et culturelles de la notion chevalerie à la fin du Moyen-âge. 

Quelles formes vont alors prendre ces différents ordres ? Comment peut-on les catégoriser ? Quels signes distinctifs vont-ils adopter ? Et enfin quelles évolutions du concept même de chevalerie traduisent-ils ? 

Par Tom Duteil, attaché de conservation au Musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie (Paris) / Jeudi 13 septembre à 18h30

 

Le Croissant, ordre de chevalerie du roi René. Histoire et légendes.

Le regain d’intérêt pour l’ordre du Croissant à partir du XIXe siècle est principalement lié aux recherches effectuées sur son fondateur, le roi René (1409-1480). Si l’un des premiers historiens des ordres de chevalerie, A. Favyn (1620) revient sur les origines mythiques du Croissant, il faut attendre les travaux d’érudition de C. Ménard ou du collectionneur Gaignières pour trouver des recherches sérieuses, encore utiles aujourd’hui. 

Ces dernières ont mis à jour l’histoire d’un ordre de chevalerie profondément marqué par les mutations de son époque. Outre le partage et la glorification traditionnelle des valeurs chevaleresques, l’ordre est avant tout un outil politique de distinction honorifique et de diplomatie, qui permet au prince de fidéliser ses alliés politiques et ses plus proches collaborateurs. 

Au sein de cette institution, chevaliers, écuyers et officiers de l’ordre se répartissent son fonctionnement, le port d’emblèmes distinctifs et la participation aux cérémonies solennelles.

Par Justine Moreno, doctorante à l’université d’Angers et François Comte, conservateur en chef aux musées d’Angers / Jeudi 20 septembre à 18h30

 

Informations pratiques :

Gratuit, dans la limite des places disponibles

Conférences en lien avec l’exposition Los en croissant. Ordres et chevaliers en Anjou présentée jusqu’au 30 septembre au Domaine national du Château d’Angers.